Manger en voyage, ce n’est pas que restaurants de luxe et chefs célèbres. C’est aussi s’exposer à une culture culinaire très différente de la nôtre. Plusieurs ingrédients utilisés dans les cuisines étrangères ne nous sont pas familiers. Et les règles d’hygiène ne sont pas nécessairement compatibles avec les nôtres.

Dans les pays en développement, la cuisine est inextricablement liée au manque de ressources dans la région. Ceci signifie que les gens qui font à manger doivent faire preuve d’une plus grande ingéniosité. En retour, certains plats qui, pour nous, sont totalement bizarres, sont entrés dans la culture de l’endroit : les gens ont grandi avec ce goût, qui est devenu une partie intégrante de leur culture culinaire.

Partir à la découverte de la bouffe de rue des endroits où on visite, c’est s’exposer à des ingrédients, recettes, techniques qui nous sont totalement étrangers. C’est aussi se lancer, en espérant ne pas devoir faire des heures supplémentaires sur la selle du cheval de porcelaine. Mais c’est ça, la découverte : si on sait à quoi s’attendre, c’est un peu une perte de temps !

Oui, on vous entend déjà maugréer devant votre écran : « Dégueuuuuu » !

Mexico, Mexique — Tacos de rue

À Mexico, la capitale du Mexique, on trouve des kiosques de tacos sur tous les coins de rue, et en grande concentration autour des sorties de métro. En grande majorité, on y sert des tacos « de carnitas », c’est-à-dire des bouts de porc mélangés et confits dans du lard. La viande est servie sur deux petites tortillas de maïs, avec des oignons blancs hachés, de la coriandre et un quartier de lime en garniture. Une salsa est souvent disponible, dans un bol, sur le comptoir du kiosque. De la viande d’origine inconnue sur un trottoir de Mexico ? C’est tellement bon !

Cebu, Philippines — Balut

Il n’y a pas que le balut qui est vendu dans les rues de Cebu. Il y a toutes sortes de créations ! Mais le balut est celui qui capture l’imagination. Il s’agit d’un œuf de canard à l’état embryonnaire, cuit à la vapeur. Les œufs sont pris à la mère après quelques semaines d’incubation. Les plus jeunes restent relativement mangeables, tandis que les plus vieux ont des os et des plumes. C’est le genre de chose qu’on mange pour le défi, un peu intoxiqué, alors que nos amis regardent en riant…
Le balut est à la fin de la vidéo !

Singapour — Sup Tulang

Singapour est connue comme étant une ville ultrapropre. Elle est aussi célèbre pour son application des lois et des règles un brin totalitaire, son coût de la vie hors de contrôle et… ses hawker centres. Plein de kiosques de rue, tous dans le même édifice !
On y trouve des centaines de plats, mais celui qui est probablement le plus polarisant, c’est sup tulang. Il s’agit d’une soupe d’os de mouton ! Les os sont cassés pour qu’on puisse y manger la moelle à l’aide d’une paille. Les os — et le peu de viande qui est resté attaché sur ceux-ci — sont cuits dans une sauce rouge écarlate, gélatineuse et piquante. Ça tache, tellement qu’on nous offre des gants de plastique pour manger ! Encore une fois, c’est un délice incomparable.

Negril, Jamaïque — Drum Pan Chicken

En Jamaïque, la marinade « jerk » est mise sur à peu près tout, du poulet au porc en passant par le poisson. Et la bouffe de rue la plus populaire est cuite dans un baril de pétrole !

En bordure de route, que ça soit à Negril, Montego Bay ou Kingston, des entrepreneurs prennent des barils de pétrole, les scient en deux, les remplissent de charbon et font griller des poulets en crapaudine marinés dans le jerk. Les automobilistes s’arrêtent, achètent, repartent vers la maison. Simple et efficace !

Bangalore, Inde — Akki Roti

Manger de la bouffe de rue en Inde ? Ça donne des frissons de dégoût à bien des gens ! Pourtant, c’est si délicieux…
À Bangalore, on retrouve la rue de la bouffe de rue, VV Puram Food Street. Et le soir, la rue en entier se transforme en restaurant où tout le monde mange debout ! On y trouve un excellent akki rôti, c’est-à-dire un pain de riz sans levure. Celui-ci est accompagné d’un curry épicé et fragrant différent chaque soir. Il faut donc y retourner souvent pour tout goûter !

Bangkok, Thaïlande — Saucisse d’Isan

Prêts à essayer de la viande fermentée sur le bord de la route ?

La saucisse typique de la région d’Isan est disponible, au bout de bâtons de bois, cuits sur des grils au charbon, un peu partout à Bangkok, et entre autres sur la rue Sukhumvit Soi 38. Elles sont faites de porc, de riz, de vinaigre et de sel. Et elles sont fermentées, juste assez pour donner ce petit goût rigolo !

 

New York, États-Unis – Dirty water hot dog

On parle beaucoup du défi que représente la bouffe de rue asiatique ou des Caraïbes pour certains d’entre nous, mais qu’en est-il du plat le plus vendu à New York, le dirty water hot dog ? Des saucisses qui sortent droit d’une usine trainent dans une eau douteuse toute la journée sur un coin de rue à Manhattan, puis sont mises dans un pain blanc et couvertes de moutarde jaune. Qui dit mieux ?

Taipei, Taïwan – Des huitres cuites sur charbon de bois

Taipei est la capitale du « marché de nuit », ces marchés où on trouve un peu de tout et à petit prix dès que le soleil se couche. Thé aux perles, fausses lunettes Ray-Ban, t-shirts de Beyoncé, Converses de contrefaçon et… délicieux fruits de mer !
À Taïwan, les huitres sont rôties sur charbon de bois puis ouvertes, simplement offertes chaudes et nature, avec une paire de baguettes. En aurez-vous envie ?

Bali, Indonésie — Martabak

Si vous êtes à la recherche d’un vrai spectacle culinaire, commandez un martabak à un kiosque sur roues qui se trouve sur le bord de la route ! Disponible un peu partout en Thaïlande, Indonésie et Malaisie, les martabak peut être sucré ou salé. Le cuisinier prend une pâte et l’étire aussi finement qu’une feuille de pâte phyllo en la frappant sur le comptoir. Puis, la pâte est remplie de garniture, puis frite. C’est croquant, chaud, savoureux !

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