Malgré les bâtons dans les roues des microdistilleries, et malgré tout le travail que représente la distillation en milieu urbain, les gens derrière la microbrasserie Glutenberg ont décidé de lancer Oshlag. Le tout premier produit Oshlag, la vodka houblonnée, a quitté la distillerie vers les entrepôts de la SAQ ce mardi (15 novembre)! Pour l’occasion, j’ai discuté avec Julien Niquet, chef de la direction d’Oshlag.

Cédric Lizotte: Je veux évidemment que tu m’expliques ce qu’est Oshlag, mais tout d’abord, parlons du nouveau produit, la vodka houblonnée. Qu’est-ce que c’est, exactement?

Julien Niquet: Il faut vraiment l’essayer pour l’adopter. Ça clash vraiment avec les vodkas auxquelles nous sommes habitués. En fait, c’est tout le contraire… C’est un peu amer, très aromatique, d’apparence jaune/vert houblon. On utilise du millet et du maïs pour la fabriquer. Le houblon cascade des Jarrets noirs (Beauce) confère à notre vodka des notes rappelant les IPA américaines comme le pamplemousse et le pin. Ça se boit straight dans un verre à 3-4 degrés Celsius, mais ça doit aussi être très bon dans n’importe quel drink.

Donc vous distillez vous-mêmes?

Tous nos produits sont 100% québécois. En effet, tous les ingrédients proviennent d’ici et le processus de la production du moût non fermenté jusqu’à l’embouteillage se fait à Montréal dans le quartier Hochelaga. On ne peut pas en dire autant de 90% des autres «distilleries québécoises» qui achètent leur alcool rectifié en Ontario pour la moitié de mon prix de production.

Ça fait changement! Oshlag, ce n’est pas qu’une distillerie. Vous faites des bières, aussi. Explique-moi comment ça fonctionne, chez vous.

Oshlag produit des spiritueux artisanaux de première qualité. Un peu comme les microbrasseries ont réussi à le faire dans les deux dernières décennies au Québec et comme les distilleries réussissent à le faire chez nos voisins du sud, nous voulons créer un mouvement craft dans l’industrie des spiritueux.

Mais on fait aussi de la bière. Pour les bières, le but est de faire beaucoup de «recherche et développement» et de sortir un nouveau produit saisonnier par mois ou par deux mois. Oshlag n’a pas de produits réguliers. Le but est d’impressionner la galerie.

On fait de la sous-traitance pour d’autres brasseries pour nous aider à rentabiliser les activités. On brasse pour Jukebox, Avant-garde, Ippon, Espace Public et Vox Populi.

Selon le site web, vous avez présentement quelques bières à vendre. La «Collabo #1» et la «Chicha Quecha», qu’on peut trouver dans les épiceries spécialisées. Est-ce qu’on peut s’attendre à plus de produits Oshlag à l’avenir?

Un whisky noir serait prêt dans trois ans. Il s’agit d’un whisky brassé à partir d’un mélange de céréales utilisé pour brasser une bière stout. Le whisky n’est pas noir, mais les grains le sont. Ça lui donne tout un caractère.

Oshlag veut sortir 2 ou 3 offres régulières en SAQ mais aussi 2 ou 3 produits en commandes privées.

J’ai inscrit deux produits en commande privée qui seront disponibles cet hiver. Une Fleur d’IPA (India Pale Ale distillée puis vieillie en barrique de tequila) et un genre de brandy/grappa fait à partir de raisin Vidal provenant du vignoble Léon Courville.

Le but est de faire des produits ultra-qualitatifs qui se démarquent par leur originalité. Jamais vous ne verrez un gin, un rhum ou une vodka Oshlag conventionnelle.

Ceux qui vont mettre la main sur la vodka houblonnée en premier voudront la goûter straight, évidemment, mais aussi en cocktails. As-tu une suggestion quant à la manière de la mixer?

Si je voulais faire un drink avec ma vodka, je la mixerais avec du jus de pamplemousse et du soda.
Aussi, J’ai déjà fait 1/3 vodka, 1/3 jus de mangue et 1/3 Glutenberg IPA et c’était incroyable.
Finalement, mon associé Jean-François [Théorêt] a déjà essayé un Moscow Mule et il m’a dit que c’était excellent.

Moscow Mule
4 oz de ginger ale (ou de bière de gingembre)
1.5 oz vodka houblonnée Oshlag
1/6 oz jus de lime
Le tout est servi sur glace dans un verre de style Highball avec une tranche de lime.

Merci pour tout, et j’ai bien hâte d’y goûter!

Cette chronique a d’abord été publiée sur la page Derrière le bar de Canoe.ca. Cliquez ici pour la lire.

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