Speyside whisky: le scotch à l’honneur. L’analogie faite la plus fréquemment, lorsqu’on désigne un endroit en particulier qui regroupe tous les plus grands symboles d’un domaine en particulier, c’est celle de la Mecque. Dans l’univers religieux musulman, l’homme qui est à l’origine de la religion y est né, et donc chaque fidèle doit y faire un pèlerinage et y retourner au moins une fois dans sa vie, dans le but de « boucler la boucle ».

Alors pour ceux qui, comme moi, prient au dieu du whisky, le Speyside, en Écosse, est probablement notre Mecque.

Il s’agit d’une toute petite région en Écosse regroupée autour de la rivière Spey, dans le nord-est de la province. Et malgré la petitesse de sa superficie, bon nombre de bouteilles les plus reconnaissables – et reconnues – mondialement s’y retrouvent.

Entrez dans n’importe quelle boutique hors-taxes d’un aéroport partout au monde et vous y trouverez les marques du Speyside suivantes : Balvenie, Glenfiddich, Glenlivet, Aberlour, Cragganmore, Dalwhinnie, Glenfarcas. Ce sont toutes des marques provenant de la même région.

Et il y a aussi Glendullan. La gamme Glendullan est un peu difficile à saisir, mais pour simplifier, la distillerie a une gamme qui se nomme the Singleton. Les Singleton sont créés dans différentes distilleries. On a donc le Singleton of Dufftown, le Singleton of Glendullan, et le Singleton of Glen Ord. Et les trois ont des goûts plutôt différents. Et les trois ont des points en commun. (Qui a dit que le scotch c’était simple? Pas moi!)

Le Singleton of Dufftown est excellent, se laisse boire, est riche et rappelle le bourbon tellement il est sucré et équilibré.

C’est d’ailleurs quelque chose qu’on peut dire d’une majorité des scotchs du Speyside : ils sont équilibrés, plutôt riches et même un brin sucrés. À moins qu’on entre dans les exceptions. Parce qu’il y en a qui sont salins ou tourbés.

Bon, je sais, le scotch, c’est compliqué. Parce qu’on parle ici de la Mecque du whisky, c’est-à-dire le Speyside whisky, et qu’il reste encore plusieurs régions de l’Écosse, encore plus complexes à explorer. Et qu’on ne parle que des single malts. Alors là, les blends

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