Il y a quelques jours, l’équipe de la vodka Ketel One était à Montréal pour offrir une dégustation de vodka à quelques mixologues et membres des médias invités. L’événement avait lieu au bar Le 4e Mur, le speakeasy de la rue Saint-Denis. Bob Nolet, le maître-distillateur de Ketel One, était entre autres présent. La famille Nolet, de Schiedam aux Pays-Bas, est derrière la vodka et distille de l’alcool depuis 11 générations.

Je m’y suis rendu surtout avec l’idée de voir si on peut vraiment goûter la différence entre les vodkas. Après tout, la vodka, ça ne goûte pas grand-chose. En fait, aux États-Unis, la définition de vodka, selon la loi, stipule que celle-ci doit être «sans caractère, arôme, goût, couleur distinctifs». Si c’est le cas, comment peut-on faire la différence entre une vodka à 20 $ la bouteille versus une bouteille à 50 $?

Lors de la dégustation de vodka, les gens de Ketel One ont tenté de souligner les différences entre leur vodka ainsi que trois compétiteurs, c’est-à-dire Grey Goose (France), Absolut (Suède) et Tito’s (États-Unis).

Le goût des vodkas: notes de dégustation

Premièrement, il faut souligner que toutes ces vodkas goûtent… la vodka. Elles ont un fort goût d’éthanol, sentent à peu près la même chose, et, franchement, se ressemblent fort. Les nuances observées ne se retrouveront évidemment pas si on fait un «bloody mary», par exemple. Ceci étant dit, lorsqu’on plonge dans les détails, on retrouve des caractéristiques intéressantes.

La première goûtée, Ketel One, a un brin de citron sur le nez, mais sinon, c’est l’éthanol qui parle (surpris?). En bouche, puisque c’est la première goûtée, ça brûle (nous y reviendrons). Une fois la gorgée avalée, le goût de vodka reste en bouche longtemps, jusqu’au point où celui-ci se transforme en poivre noir plutôt astringent.

Puis, on navigue entre les compétiteurs

Tito’s est différente des autres puisqu’il s’agit d’une vodka de maïs. Au nez, on retrouve un peu de moisi et de renfermé, et évidemment de l’éthanol. Puis, le goût qui apparaît en premier est plutôt sucré – un sucre neutre, un brin caramélisé. Finalement, une fois la gorgée avalée, le goût disparaît peu à peu, et quelques notes d’épices apparaissent puis disparaissent rapidement. Il y a clairement moins de profondeur de goût en comparaison avec Ketel One (mais est-ce une bonne ou une mauvaise chose?).

Ensuite, Absolut. Alors là, c’est l’odeur d’une chambre d’hôtel avec un tapis de douche qui ne sèche jamais. En bouche, ça agresse, c’est très sucré, très épicé, ça fait cracher le feu! D’ailleurs, en Suédois – et dans plusieurs langues scandinaves – l’alcool distillé se nomme brännvin, ou «vin qui brûle». Il n’est donc pas surprenant que l’Absolut ait cet effet!

Finalement, la française Grey Goose. Je lui trouve un petit arôme de lime et d’herbes. Cependant, en bouche, c’est plutôt un goût persistant de chlorophylle (comment est-ce possible? Lors de la première dégustation, la seule sensation que j’avais, c’est d’avoir les papilles brûlées par l’alcool). Puis, la finale est totalement absente, on ne goûte rien (encore une fois, est-ce une bonne ou une mauvaise chose?).

C’est alors qu’on revient vers Ketel One. Effectivement, maintenant que mes papilles se sont habituées à boire 40 % d’alcool par volume, je lui trouve d’autres qualités. Au goût, il y a la saveur et l’amertume du zeste de citron. Elle descend franchement mieux qu’Absolut et Tito’s. Puis, la finale reste à peu près la même, c’est-à-dire beaucoup de poivre noir.

Le goût des vodkas: conclusion

Qu’est-ce qui fait qu’une vodka est meilleure que les autres? Est-ce l’absence de goût, ou plutôt un goût agréable? Peut-être aussi que c’est un alcool par élimination: les vodkas qui ne goûtent pas «mauvais» seraient donc les «bonnes»…

Le monde des vodkas est peut-être très subtil, mais il reste qu’on utilise habituellement cet alcool pour mixer des cocktails. Est-ce qu’une vodka «ultra premium» aura un effet direct sur le goût d’un cocktail? À mon goût personnel, à moins de boire un vodka martini très sec, il n’y aura pas de différence.

D’un autre côté, si on consomme une vodka de piètre qualité, plusieurs personnes insistent qu’on se retrouvera avec un lendemain de veille plus violent. J’en doute fortement, mais si ça vous arrive, il y a toujours les très intéressants remèdes contre la gueule de bois.

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