Dans cette série d’articles, Cédric Lizotte visite certains des meilleurs restaurants d’Europe. De la France à la Suisse en passant par la Répuhotblique tchèque, voici les bonnes adresses pour goûter les délices de certains des meilleurs chefs de la planète. Suivez-le grâce au mot-clic #CedricEnEurope.

PRAGUE, République tchèque – Parce que tout voyageur gourmand qui se respecte se doit d’explorer la tradition culinaire de l’endroit qu’il visite, et parce que la tradition culinaire tchèque est un monument à la résilience formidable de ce peuple d’Europe centrale, tout voyageur gourmand qui se respecte se doit de prendre le temps – au lunch ou au souper – de prendre un repas au Café impérial de Prague.

En République tchèque – un peu comme en Allemagne, en Pologne, en Hongrie ou dans les pays baltiques – on mange lourd. Patates, chou, cochon, préparations à base de farine. S’il existe un point commun entre tous ces endroits, c’est probablement l’occupation russe qui a formé le bloc de l’Est, entre 1945 et 1989. Et l’héritage communiste est bizarrement parallèle avec la destruction de l’héritage culinaire de chacun de ces pays.

Raison de plus de visiter une institution qui a su survivre à toutes ces années.

Côté architecture, il s’agit effectivement d’une brasserie de type française, avec ses hauts plafonds, ses colonnes, bas-reliefs et mosaïques au mur. Lorsque l’Allemagne nazie s’y est installée et que les généraux de l’armée en ont fait leur quartier général à Prague, les tchèques ont cessé de le fréquenter. Une fois les nazis disparus, le café – et l’hôtel qui l’abrite – a surtout servi pour les organisations communistes. Dans les années 80, le café est tombé dans l’oubli, mouvement de négligence soutenu par l’austérité communiste. Ce n’est que depuis peu que celui-ci a été remis en ordre et à la mode de ses belles années, avec son look art déco splendide et surchargé.

Café impérial : les plats

Retourner ce café aux Tchèques, ça signifie aussi y servir la cuisine de grand-mère. La nostalgie des temps d’autrefois ne passe pas que par une restauration réussie, surtout lorsqu’on parle d’un restaurant!

Chef Zdenek Pohlreich est une vedette dans son pays natal et le menu du Café impérial a bien plus que les classiques tchèques. Mais puisqu’on est ici pour ça…

On débute avec une superbe terrine de lapin maison. Une mince couche de gras animal recouvre le plat dans lequel la viande a été cuite, permettant de conserver la terrine longtemps et naturellement en plus d’ajouter une onctuosité. La perfection.

La super-classique kulajda, une soupe qui combine aneth, crème, patates, œuf poché et beurre, est non seulement crémeuse à souhait, elle est parfaitement assaisonnée. Et la portion est assez grosse pour en faire un lunch en entier!

Deux choix de plats principaux s’imposent : d’un côté, un classique français : joues de veau braisées, glace et purée de pommes de terre à la Robuchon. De l’autre, un classique tchèque : svíčková. Il s’agit de bœuf braisé, d’une sauce crémeuse rappelant un bon potage de légumes, des knedlík faits maison (ces boules de pâte si populaires en Europe centrale) et une sauce de canneberges. Dans les deux cas, le plat est irréprochable, et la portion gigantesque!

Autre service, autre classique : le strudel aux pommes à la Tchèque. Il n’y a qu’à regarder la photo pour s’en convaincre…

Café impérial
Art Deco Hotel Imperial

Na Poříčí 15, 110 00 Prague 1, République tchèque

Merci à JayWay Travel pour l’hébèrgement à Prague! Si vous avez besoin d’aide pour la planification d’un voyage en Europe centrale, c’est à eux qu’il faut demander!

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