MUNICH, Allemagne – La majorité de l’architecture grandiose, néo-baroque, de la ville de Munich n’a évidemment pas survécu à la Deuxième Guerre mondiale. Presque tout a été détruit. Il ne reste que quelques façades. Une d’entre elles se nomme Fünf Höfe, un complexe commercial qui abrite, entre autres, le restaurant Pageou. J’ai eu la chance de le visiter lors de mon dernier passage à Munich.

Dans cette série d’articles, Cédric Lizotte visite certains des meilleurs restaurants d’Europe. De la France à la Suisse en passant par la République tchèque, voici les bonnes adresses pour goûter les délices de certains des meilleurs chefs de la planète. Suivez-le grâce au mot-clic #CedricEnEurope.

Le chef responsable du restaurant se nomme Ali Güngörmüş, qui est un celebrity-chef en Allemagne. Il s’agit du seul chef d’origine turque à avoir une étoile Michelin, pour son restaurant Le Canard, à Hambourg. Si le restaurant étoilé offre de la fine cuisine – du type complet sans cravate, par exemple – de son côté, le restaurant Pageou offre une ambiance chic mais décontractée, du type jeans et blaser.

Pageou, restaurant à Munich : Le repas

J’ai eu la chance d’essayer le restaurant en bonne compagnie, ce qui m’a permis de goûter à deux fois plus de plats.

Puisque j’ai été au restaurant Pageou à l’heure du lunch et que le restaurant se trouve au centre de Munich, le repas s’est déroulé rapidement. C’est que les gens d’affaires qui sont clients du restaurant et qui travaillent dans les environs n’ont pas de temps à perdre. Munich, c’est du sérieux!

Heureusement, je n’ai pas à travailler, moi, cet après-midi. On m’offre donc un verre de bulles comme apéro. Un apéro au lunch, la grande vie!

Après quelques minutes, le premier plat m’est présenté, accompagné d’un verre de Pouilly-Fumé.

Malheureusement, le service est expéditif, frigide, et la serveuse ne me regarde pas lorsqu’elle s’adresse à moi.

Le premier plat, une soupe de chou-fleur et lait de coco, est évidemment inspiré des goûts de la Thaïlande.

Heureusement, le plat de ma compagne est beaucoup mieux réussi. De délicats raviolis faits à la main et farcis de canard sont accompagnés de châtaignes et de champignons. La combinaison des goûts est très réussie, et les pâtes des raviolis sont extrêmement minces et douces.

Comme deuxième service, ma partenaire obtient une belle salade chaude d’aubergine. Un espuma au parmesan, très goûteux, supporte bien le plat.

De mon côté, on m’offre un steak-frites. Malheureusement, les frites sont molles et goûtent le congélateur; le steak est plutôt farineux.

Le tout finit avec un joli dessert. De mon côté, mangue et chocolat; de son côté, un strudel aux pommes. Dans les deux cas, les arômes et combinaisons sont réussis. Si seulement les assiettes avaient été mises au congélateur avant le service, elles n’auraient pas fait fondre les jolies quenelles de sorbet aussi rapidement.

Restaurant Pageou, Kardinal-Faulhaber-Straße 10, 80333 Munich

 

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