La semaine dernière, j’ai visité Alambika, la jolie boutique de l’avenue Van Horne qui vend entre autres des accessoires de bars. Ma dernière chronique portait sur les belles choses qu’on y trouve, et je vous ai parlé des amers, ces aromates indispensables à tout barman, amateur ou professionnel. Cette semaine, j’ai donc demandé à des amis qui travaillent dans les bars et les restos de m’offrir quelques recettes de cocktails qui comprennent des amers.

Tel que mentionné par Jean-Sébastien Michel, le proprio de la boutique Alambika, la meilleure manière de s’amuser avec les amers et de comprendre leur utilité, c’est de prendre une recette de cocktail qu’on aime déjà, et de substituer l’amer présent dans la recette avec un autre qui cadre bien avec nos goûts. Dans le même esprit, je vous donne quelques suggestions de substitutions pour chacune des recettes. Santé!

Le Corossol Caipirinha, du resto-bar Tiradito, offert par David Schmidt

1½ oz de cachaca
1 lime, coupée en quartiers
1 oz de jus de corossol
¼ oz de sirop simple
3 traits d’amers au céleri

Instructions:
– Écraser la lime au fond du shaker
– Ajouter les autres ingrédients
– Remplir le shaker de glace et mélanger
– Verser sans filtrer, limes et glaces comprises
– Remplir le verre de glace concassée

Note du chroniqueur: Évidemment, ici, l’amer au céleri est utilisé pour contrebalancer le jus de corossol, qui est très sucré. Puisqu’il y a déjà un côté acide avec la lime, le barman ajoute un côté amer. On peut jouer avec l’idée et mettre un amer qui a beaucoup d’amertume, peut-être un amer à l’anis ou un à la cannelle pourraient bien aller avec le cocktail! Il s’agit d’expérimenter…

Tiradito, 1N2, 1076 Rue de Bleury

La Conzia, du pub Bishop & Bagg, offert par Pelo Tsavoussis

1 oz de bourbon
¾ oz de Meletti 1870 Aperitivo (ou Campari, ou Aperol)
¾ oz Lacuesta Blanco (ou tout autre vermouth « blanco »)
5 traits d’amers à l’ananas et anis

Instructions:
– Préparer un verre lowball avec un grand glaçon
– Mettre tous les ingrédients dans un shaker plein de glace
– Agiter et passer dans un chinois très fin
– Garnir d’une fine tranche de lime

Note du chroniqueur: Il s’agit d’un twist sur le classique Boulevardier. Ici, l’utilisation de l’amer ananas-anis offre un goût riche et profond. Pourquoi ne pas essayer avec un amer à la pêche ou à la cerise noire?

Bishop & Bagg, 52 Rue Saint Viateur O.

Martini 50/50, offert par le Bombay Sapphire

1 ½ oz Star of Bombay
1 ½ oz Noilly Prat2
Traits d’amers à l’orange
Zeste d’orange

Instructions:
-Mélanger les ingrédients dans un verre à mélanger rempli de glace
-Passer dans un chinois très fin et verser dans une coupe à martini
-Garnir d’un zeste d’orange

Note du chroniqueur: C’est un martini plutôt sucré, puisqu’on y trouve beaucoup de vermouth sec. Ici, les amers à l’orange vont évidemment avec la décoration. Il est donc facile de s’amuser avec ce martini. Zeste de lime? Amer à la lime. Zeste de citron? Amer au citron. Et ainsi de suite…

Old Fashioned à l’érable du restaurant l’Orignal, offert par Michael Terlecki

¼ oz Sortilege
2½ oz bourbon
3 traits d’Angostura

Instructions:
– Mettre tous les ingrédients dans un verre lowball avec de la glace
– À l’aide d’une cuiller à bar, faites tourner le liquide dans le verre pour le refroidir
– Garnir d’un zeste d’orange

Note du chroniqueur: Le Sortilège, qui goûte l’érable, remplace le sirop simple. Les amers Angostura ont un côté boisé, ce qui va bien avec l’érable. Puisque le cocktail est garni d’un zeste d’orange, pourquoi ne pas essayer un amer à l’orange, ou l’amer Peychaud’s, ou, encore mieux, l’amer Peychaud’s vieilli en fût de chêne.

L’Orignal, 479 Rue Saint Alexis

Gin & Tonic Botanique, offert par Jean-Sébastien Michel, de la boutique Alambika

1oz de sirop de tonic Concombre Estragon Les Charlatans
2oz de gin herbacé (par exemple, The Botanist)
3 oz Soda (Eau pétillante)
1 trait de bitters au citron Dashfire

Note du chroniqueur: Ici, le trait d’amers sert presque de parfum. Qu’est-ce qui va bien avec l’estragon, autre que le citron et le concombre? La feuille de laurier, peut-être?

 

Cette chronique a d’abord été publiée sur la page Derrière le bar de Canoe.ca. Cliquez ici pour la lire.

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