Deux lutteurs dans le ring.
Boire une bonne Michelada con Clamato pendant un match de lutte, c'est dur à battre!

Michelada con Clamato Especial — le cocktail parfait pour la lucha libre

Il y a longtemps, quand j’étais jeune et beau, je me suis retrouvé à Mexico — logé dans une auberge de jeunesse, parce qu’évidemment, j’étais fauché.

À l’auberge, un jeudi, j’ai rencontré un groupe de voyageurs éclectiques et formidables, dont deux jeunes Européennes dont j’ai, à mon grand regret, oublié les noms depuis. L’une était néerlandaise, l’autre suédoise — toutes deux plus grandes que moi — je fais cinq pieds dix, pour mémoire — toutes deux blondes, toutes deux du genre de femmes qu’on remarque dès qu’elles entrent dans une pièce.

L’enthousiasme était grand — jusqu’à ce qu’on commence à parler de la Colonia Doctores, le quartier entre le centre historique et l’arène. Après la tombée de la nuit, ça pouvait être glauque, disait-on. Peut-être dangereux. Un par un, le groupe s’est prudemment défilé.

Les deux seules personnes encore partantes pour m’accompagner le vendredi soir étaient les deux belles Européennes.

Nous voilà donc : trois personnes qui ne pouvaient pas avoir l’air plus déplacées, marchant à travers Doctores en direction de la Cathédrale de la Lucha Libre. Nous sommes arrivés avant le coucher du soleil. Et au moment où nous avons mis les pieds dans l’arène, tous les regards se sont tournés vers nous. Nous détonnions comme des pouces endoloris. Imaginez la scène dans une arène de lutte : un gars avec un énorme appareil photo professionnel autour du cou flanqué de deux superbes Européennes. Nous avions été pris d’une fébrilité anticipative ; maintenant, nous étions un peu nerveux.

Pendant que nous cherchions nos places, j’ai repéré un stand de boissons avec des piles de gigantesques gobelets en papier de marque Pepsi dont les rebords étaient couverts d’une pâte brun-rougâtre. Je savais exactement ce qu’ils vendaient, et je savais que c’était précisément ce qu’il nous fallait. Je me suis approché et j’ai commandé trois Micheladas con Clamato.

Le mélange de Clamato attendait déjà au fond, et la moitié supérieure des gobelets était poisseuse de Chamoy, cette pâte sucrée, acidulée et fumée à base de tamarin. La dame derrière le stand a saisi une énorme bouteille de Corona — pas la Corona Export, la vraie, dans la bouteille brune — et l’a versée vite et haut. Ça a immédiatement débordé de mousse jusqu’en haut de ces énormes gobelets.

Nous nous sommes retrouvés là tous les trois à glousser, à essayer de porter ces ridicules baquets débordants d’une seule main.

Nous avons rejoint nos places, nous sommes installés, et les Micheladas ont fait exactement ce qu’elles étaient censées faire.

Un lutteur se présente à la foule.
Je pense qu’il en voulait une gorgée…

À la fin de la soirée, suffisamment requinqués, nous nous sommes sentis assez courageux pour rentrer à pied au centre historique en traversant Doctores après la tombée de la nuit.

Deux lutteurs dans le ring.

Michelada Con Clamato

En hommage à cette soirée — et aux deux femmes remarquables qui étaient assez partantes, ou peut-être assez inconscientes, pour venir avec moi — voici ma recette de Michelada con Clamato, tout comme celles qu’ils servent à l’Arena México. Le Chamoy sur le rebord, c’est non négociable — si vous en trouvez, bien sûr.

  • Portions: 2
  • Préparation: 5 min
  • 244 kcal par portion

Ingrédients

  • 710 ml Corona Familiar ou toute bière blonde légère (au minimum 355 ml par portion)
  • 300 ml Clamato®
  • 5 ml sauce soja
  • 5 ml sauce Worcestershire
  • 15 ml jus de lime (environ la moitié d’une lime)
  • sauce piquante (au goût)
  • Chamoy (pour le rebord — voir les notes)
  • 5 ml Tajin (pour le rebord)
  • 1 mince tranche de salami ou de chorizo (garniture optionnelle)
  • 1 tranche de lime (garniture)

Équipement

  • Deux grands verres (format pinte ou plus)
  • Cuiller de bar
  • Presse-citron
  • Deux contenants larges et peu profonds (pour givrer les rebords)

Mise en place

  1. (Si vous utilisez le Tajin comme givrage) Pressez la lime dans un contenant assez large pour y tremper tout le rebord de votre verre
  2. (Si vous utilisez le Tajin comme givrage) Versez généreusement du Tajin dans un contenant similaire et ajoutez deux pincées de sucre
    Préparation du rebord épicé pour une Michelada con Clamato
  3. (Si vous utilisez le Tajin comme givrage) Trempez le rebord de chaque verre dans le jus de lime, puis dans le mélange de Tajin
    Prêt à verser!
  4. (Si vous utilisez le Chamoy comme givrage) Versez un peu de Chamoy dans un contenant assez large pour y tremper tout le rebord de votre verre
  5. (Si vous utilisez le Chamoy comme givrage) Trempez le rebord de chaque verre dans le Chamoy (ça peut être salissant, c’est normal), puis saupoudrez de Tajin de haut

Méthode

  1. Ajoutez une petite pincée de Tajin à l’intérieur de chaque verre
  2. Répartissez le Clamato, le jus de lime, la sauce soja, la sauce Worcestershire et la sauce piquante entre les deux verres et mélangez doucement
  3. Inclinez chaque verre et versez la bière très lentement sur la paroi — le gaz va réagir et mousser agressivement, alors prenez votre temps
    Lentement...

Présentation

  1. Garnissez d’une mince tranche de salami ou de chorizo et d’une tranche de lime
    Voilà!

Notes

Utilisez au minimum une canette de 355 ml de bière par portion — ne faites pas une fixation sur les quantités, ce n’est pas une expérience scientifique de bar! La recette indique 710 ml pour deux. Le Chamoy est un condiment sucré, fumé et acidulé à base de tamarin, vendu partout au Mexique mais difficile à trouver au Canada. Si vous n’en trouvez pas, un rebord fait de Tajin et d’une pincée de sucre est un substitut convenable — mais pas tout à fait la même chose. Les photos sur cette page utilisent le substitut; la vraie version, c’est celle qu’ils servent à l’Arena México. Le Tajin peut être remplacé par un mélange de poudre de chili et de sel grossier si introuvable.