Les modes de transport les plus insolites au monde

Quand on voyage, l’une des choses les plus épuisantes est de se déplacer d’un point A à un point B. Que ce soit sur roues, sur l’eau ou dans les airs, le transport peut être une véritable galère, surtout dans des pays qui n’ont pas l’infrastructure de, disons, l’Europe de l’Ouest.

Voici mes modes de transport préférés, les plus insolites, les plus amusants.

1. Taxi-Brousse

J’ai eu l’occasion de prendre des taxi-brousses dans la brousse de Madagascar. À chaque fois, c’est pareil : la camionnette déglinguée de 30 ans grince et claque à chaque virage ; les étrangers doivent payer jusqu’à 10 fois plus que les locaux ; il y a toujours bien plus de gens dans la van que le nombre de places prévu ; il y a toujours au minimum un siège qui oscille dangereusement à chaque fois que le conducteur tourne ou freine ; la quantité de choses qu’on peut mettre sur le porte-bagages du toit est apparemment infinie ; et la vitesse moyenne est d’environ 25 km/h car le conducteur s’arrête toutes les 500 mètres pour faire monter ou descendre quelqu’un.
Après quelques longs trajets douloureux, j’avais pris l’habitude d’acheter deux places pour moi seul. Comme ça, même si le trajet prenait une éternité, j’avais un peu plus de confort.

2. Jeepney

Les jeepneys sont de vieilles jeeps reconditionnées laissées par l’armée américaine après la Seconde Guerre mondiale. Des entrepreneurs ingénieux les maintiennent en état de marche, en usant de toutes les astuces possibles. Certains ont des portières avant en bois, la plupart n’ont pas de portière arrière du tout, et ils arborent tous des peintures personnalisées, colorées et farfelues. Les épais nuages noirs de fumée de moteur qu’ils émettent inévitablement à chaque démarrage sont l’une des images les plus communes des Philippines.

3. Chicken Bus

Étrangement similaires aux jeepneys, les chicken buses sont de vieux autobus scolaires du Canada ou des États-Unis repeints de couleurs vives. On les appelle ainsi parce que les locaux transportent parfois des poulets ou d’autres animaux d’élevage à bord.

Les conducteurs sont notoirement dangereux, doublant dans les virages en aveugle et roulant à contresens dans les courbes.

Je me souviens avoir été impliqué dans un accident dans la province d’Oaxaca. Notre conducteur a essayé de doubler un pickup qui allait plus vite que nous ! À grande vitesse et en prenant un virage dans la montagne, les deux véhicules se sont touchés. En un clin d’œil, le pickup bien plus puissant a freiné, nous a dépassés par la gauche et s’est arrêté, forçant notre conducteur à s’immobiliser aussi. Une grande famille a jailli du pickup. Le père criait ; la mère pleurait ; les bébés s’amusaient ; l’oncle était agressif, et notre conducteur hurlait que ce n’était pas sa faute !

4. Tuktuks et autorickshaws

Il y a quelque chose d’assez romantique dans les tuktuks et les autorickshaws. Chaque fois que je voyage en Asie du Sud-Est ou en Asie du Sud, j’attends avec impatience ma première course en tuktuk. N’oubliez pas de toujours négocier le prix de la course avant de monter !

À Siem Reap, au Cambodge, impossible de manquer les tuktuks tirés par des motos, dont les conducteurs crient à tue-tête aux étrangers à travers rues et carrefours pour proposer une course, de jour comme de nuit.

À Chennai, en Inde, les conducteurs d’autorickshaws agitent les bras, font des bruits de bisous, crient, s’agglutinent autour de vous, attrapent votre bras pour vous attirer vers leur véhicule tout en hurlant « auto ? taxi ? auto ? » même si vous n’en voulez clairement pas.

À Bangkok, en Thaïlande, les tuktuks coûtent bien, bien plus cher que les taxis climatisés réglementés et confortables ; c’est fondamentalement une arnaque. Les conducteurs bangkokiens possèdent parfois des tuktuks flambant neufs et font même des wheelies !

À Hikkaduwa, au Sri Lanka, une bonne astuce consiste à décider à l’avance d’un prix par kilomètre que vous êtes prêt à payer, puis d’utiliser votre GPS pour calculer la distance qui vous sépare de votre destination. Demandez au conducteur combien il vous demanderait pour vous y amener, puis proposez un prix inférieur à votre tarif prédéterminé ; ensuite, quand le conducteur réclame bien plus, donnez-lui votre tarif prédéterminé et tenez-y vous.

5. Train Maglev à grande vitesse

Le seul train maglev à grande vitesse actuellement en service emmène les passagers de l’aéroport de Shanghai (Pudong) jusqu’au métro de la mégalopole. 115 trajets quotidiens atteignent une vitesse de 431 km/h à chaque fois. Pour aller du point A au point B, les trains maglev ne touchent pas le sol. À la place, ils lévitent grâce à des électroaimants. Fou ? Bizarre ? Inhabituel ? Certainement.

Mais prendre le maglev est, pour les amateurs d’ingénierie et les geeks du monde entier, fascinant.

Quand je suis monté dans ce luxueux train à grande vitesse à Shanghai, j’ai été impressionné par le fait que c’est absolument fluide. C’est doux !

6. Vélo-rickshaws, pousse-pousse et autres véhicules à traction humaine

Les autorickshaws utilisent un moteur pour aller du point A au point B, tandis que les vélo-rickshaws et les pousse-pousse utilisent le vélo et les pieds pour se déplacer.

Cela signifie qu’en Birmanie, quelqu’un, à l’aide d’un vélo à 3 places, vous pédalera, vous et 2 de vos amis, jusqu’à votre destination. Et si vous vous trouvez, comme je l’étais, à Yangon, assis sur un vélo-rickshaw avec deux gros hommes bengalis, nous trois totalisant au moins 230 kilos, avec un petit homme birman essayant de prendre un peu de vitesse, vous vous sentirez probablement mal à l’aise.

C’est aussi le cas quand, dans la campagne malgache, on vous proposera de monter dans un pousse-pousse tiré par un homme pour aller jusqu’au prochain village !

Pourtant, monter dans ces véhicules ne devrait pas trop vous peser. Après tout, les conducteurs ont une indépendance financière, et il n’y a rien de mal à utiliser leurs services.

7. Le dos du chameau

Faire une balade à dos de chameau en Égypte ou au Maroc est-il un piège à touristes ? Je le pensais certainement quand j’ai voyagé au Maroc, il y a bien des années, et je n’ai pas changé d’avis depuis. Si c’est un mode de transport que les locaux n’utilisent pas, alors ça veut dire que c’est uniquement pour les touristes… Vous êtes d’accord ?

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